Découvrons les 7 éléments de base expliquant pourquoi vous avez mal au dos.

L'hypoderme et la cellule graisseuse

Etymologiquement, l’hypoderme c’est ce qui se trouve sous (hypo) la peau (derme). Il s’agit de la couche la plus profonde de notre tissu cutané. 

Il constitue les réserves énergétiques de notre organisme grâce aux cellules graisseuses qu’il contient. 

Les cellules graisseuses sont fluides et de couleur brune lorsque nous sommes en bonne santé. 

Elles deviennent épaisses, adhérentes et de couleur jaune ou blanche lorsqu’elles sont détériorées par l’accumulation des déchets provoqués principalement par la digestion imparfaite, les toxines, les métaux lourds et toute autre substance nocive ou polluante. 

L’hypoderme est en contact avec le fascia sous-jacent. Notre peau a une origine embryonnaire commune avec le tissu nerveux. Elle possède de très nombreuses terminaisons nerveuses sensitives qui sont chargées des relations extérieures. Elles récoltent et transmettent à notre organisme les sensations tactiles, douloureuses et thermiques, mais elles émettent aussi vers l’extérieur les tensions et souffrances des organes profonds. Elles leur servent d’ambassadrices.

La cellule graisseuse a aujourd’hui 18 fonctions reconnues. Parmi les plus importantes : 

l’isolation thermique de notre corps : là où nous avons froid, notre organisme envoie des graisses de façon à mieux isoler cette zone. Si nous avons des graisses adhérentes, elles ne peuvent pas circuler. Les frileux ont des mauvaises graisses.

la réserve énergétique : elle permet de faire face aux besoins en énergie de l’activité de nos muscles. Celui qui a des mauvaises graisses manque d’énergie.

– un rôle d’amortisseur : grâce à sa consistance (graisses élastiques) et son épaisseur importante dans certaines zones exposées (surtout postérieures). Un choc sur la crête du tibia est douloureux car cette crête est dépourvue de graisses, alors qu’un coup de pied au derrière est bien amorti par sa graisse.

– le nettoyage de notre organisme : les graisses captent tout ce que notre organisme ne peut pas assimiler  : toxines, poisons, microbes, virus, métaux lourds, etc. Elles emportent toutes ces molécules indésirables vers le côlon pour les évacuer dans nos selles. La personne qui a des graisses adhérentes stocke dans ses graisses tous ces éléments nocifs.

– le transport des cellules souches adultes : nos cellules graisseuses ont pour mission de faire circuler partout dans notre organisme les cellules souches adultes qui nous permettent de nous régénérer. Ceux dont les graisses sont détériorées ne peuvent pas se régénérer.

Voilà pourquoi il est important que nos graisses restent fluides pour qu’elles puissent être transportées par la motilité du fascia partout où elles doivent remplir toutes leurs fonctions.

Le fascia

Le mot fascia est d’origine latine. Il est défini dans les dictionnaires de latin comme une bande, un bandage, une bandelette, avec l’illustration d’une momie égyptienne. Dans presque tous les dictionnaires médicaux, la définition du mot fascia se résume en cinq mots : « fine membrane enveloppant le muscle ». 

Compte tenu des nombreuses fonctions connues du fascia à ce jour, cette définition superficielle est bien limitée. 

Le fascia est un organe capital dont dépend une bonne partie de notre santé. Nous le retrouvons partout dans notre organisme : c’est une fine membrane translucide qui gaine bien entendu tous nos muscles, à partir de la simple fibre musculaire jusqu’au corps entier du muscle et des tendons, mais aussi chacun de nos organes, chaque os, les parois des vaisseaux sanguins, le cerveau, chaque organe de notre tube digestif, etc.

Le fascia est un organe unique enrobant chacun de nos organes en formant un long ruban dans notre organisme. C’est la raison de certaines réactions qui se produisent en chaîne ou à distance dans notre corps.

À l’instar de l’intestin qui produit une contraction permanente en anneau pour faire progresser le bol alimentaire, le fascia a une activité mécanique permanente. Grâce à cette motilité et lorsqu’elles sont fluides, les graisses, qui sont en contact direct avec le fascia, peuvent circuler dans notre organisme. Nous pouvons imaginer que l’activité du fascia ressemble à une petite vague qui avance toujours dans le même sens. Ce mouvement de vague, que nous observons sur la figure animée ci-dessus, se produit au plus profond de notre peau ainsi qu’autour de chacun de nos organes. 

Si les graisses qui sont en contact avec le fascia sont fluides, elles peuvent surfer sur cette vague. Motilité fasciale Un dysfonctionnement du fascia peut être la conséquence directe d’un traumatisme, y compris intra-utérin. Il peut aussi être la conséquence d’un acte chirurgical. Une mauvaise cicatrice et une liposuccion, par exemple, entraînent souvent des lésions irrémédiables du fascia.

La cause la plus courante de dysfonctionnement du fascia est l’alimentation : lorsque notre alimentation est mal assimilée par notre organisme, nos graisses deviennent dures et adhérentes au fascia. Le fascia est bloqué par les graisses et ne peut plus les faire circuler.
L’activité motrice du fascia est vitale.
Lorsqu’elle est absente, nous constatons que :
1. dans les zones de notre organisme qui nécessitent un isolement thermique les graisses ne peuvent plus arriver. Nous devenons frileux.
2. les réserves énergétiques des cellules graisseuses ne peuvent plus se déplacer vers la zone où elles sont nécessaires. Nous manquons d’énergie.
3. l’hypoderme, durci, n’amortit plus efficacement les chocs directs et le fascia se trouve menacé. Notre fascia ne fonctionne pas correctement.
4. notre organisme ne peut plus se débarrasser des déchets et des toxines. Nous empoisonnons notre organisme.
5. nos cellules souches adultes ne peuvent plus circuler en toute liberté dans notre corps. Ce dernier ne peut plus les utiliser pour se régénérer.

Corpuscule de Pacini

Dans notre peau, les nerfs sensitifs les plus nombreux se situent dans sa couche moyenne, le derme. L’hypoderme, la couche la plus profonde, en possède beaucoup moins. L’un d’eux pourtant joue un rôle principal dans le processus du mal de dos et de l’arthrose : le corpuscule de Pacini. C’est une terminaison nerveuse sensible aux variations des pressions mécaniques.

Le corpuscule de Pacini mesure quelques millimètres. Il est de forme ovoïde et est transparent. Il est constitué en périphérie d’une coque de tissu conjonctif formée de plusieurs couches, tel un oignon. Au centre se trouve le nerf qui se divise en branches latérales multiples.

 

Les corpuscules de Pacini sont très nombreux là où la sensation de tension et de pression est primordiale, c’est à dire au niveau de la pulpe des doigts et de la plante des pieds. Mais nous les retrouvons dans tout notre organisme, surtout autour des articulations. Les corpuscules de Pacini ressentent les variations de la pression mécanique provoquée par la détérioration et le durcissement des cellules graisseuses. À partir d’un certain seuil de pression, ils transmettent l’information à la moelle épinière. Ils nous permettent de ressentir, en particulier, les vibrations de la musique dans notre organisme lorsqu’elle est très forte.

 

La moelle épinière répond par un ordre de contraction aux muscles de la zone d’où proviennent les messages. La contracture musculaire augmente la pression mécanique que ressent le corpuscule de Pacini. Lorsque la contracture est installée, c’est pour un bon moment ! L’ordre de contraction qu’envoie la moelle épinière est proportionnel au nombre et à l’intensité des messages envoyés par le corpuscule de Pacini. Voilà pourquoi, lorsque nos graisses sont détériorées et adhérentes, nous souffrons à cause des contractures musculaires et non pas à cause de nos disques ou de nos vertèbres déplacées ou non.

La moelle épinière

Notre moelle épinière est contenue et protégée dans le canal rachidien constitué par les vertèbres. Elle fait partie du système nerveux central. Elle transmet les ordres moteurs du cerveau à nos muscles, mais, aussi, elle fait remonter vers le cerveau les messages sensitifs de tous nos nerfs périphériques. Elle est constituée de neurones et de cellules gliales, cellules entourant les neurones et participant à leur bonne santé. Les circuits nerveux de la moelle épinière sont au nombre de trois : 

– le circuit descendant du cerveau pour transmettre les ordres moteurs à nos muscles

– le circuit ascendant faisant remonter toutes les informations sensitives de nos nerfs périphériques

– le centre de coordination : la moelle épinière n’est pas qu’un réseau de câbles électriques, mais un centre de décision. Par exemple, lorsque deux messages de même ordre arrivent à la moelle épinière, elle traite en priorité le message le plus important. Elle fait une analyse sélective de tous les messages qui lui arrivent.

La moelle épinière gère les réflexes. Lorsque nous nous brûlons la main, par exemple, notre réflexe de retrait immédiat est provoqué par notre moelle épinière. Mais, en même temps, elle transmet l’information au cerveau qui déclenche ou non la douleur en fonction de l’importance du message. Notre moelle épinière a un diamètre d’environ 1 cm et une longueur de 50 cm. Elle est entourée et protégée par les trois méninges. La racine antérieure de la moelle épinière a une fonction descendante, transmettant l’ordre moteur du cerveau au muscle. La racine postérieure, elle, a une fonction ascendante, transmettant les informations des nerfs sensitifs périphériques vers le cerveau. Ainsi, dans le mal de dos, elle transmet, de manière ascendante, les messages de pression locale trop importante vers le cerveau et transmet ensuite, de manière descendante, l’ordre de contraction du cerveau vers les muscles.

Le muscle

L’activité du muscle est entièrement dépendante des ordres qu’il reçoit.
Il n’a aucune initiative. C’est un bon petit soldat. On lui commande de se contracter, il se contracte. On lui demande de se relâcher, il se relâche. Bien qu’il en soit régulièrement accusé, il n’est en aucune façon responsable du mal de dos. C’est le donneur d’ordre qui est responsable. 

La moelle épinière est son supérieur hiérarchique. C’est elle qui lui envoie les ordres de contraction. Mais la moelle épinière ne peut pas être accusée non plus du mal de dos, car l’ordre de contraction qu’elle envoie au muscle est une nécessité : il y a une alerte, elle décide de bloquer la zone. 

C’est le principe de précaution. En revanche, c’est le niveau de contracture du muscle qui va déterminer le niveau de la douleur. 

Le cerveau provoque la douleur proportionnellement aux niveaux des informations qu’il reçoit des organes tendineux de Golgi. 

La douleur n’est pas une maladie, mais un autre principe de précaution : elle permet au patient de respecter la zone qui fait mal. 

Décidément, dans le mal de dos, personne n’est responsable ! 

La contracture musculaire provoque à moyen et à long termes un affaiblissement du muscle. Les vaisseaux sanguins qui nourrissent le muscle se trouvent dans le corps musculaire. Le muscle contracturé comprime les vaisseaux qui l’alimentent et diminue le débit sanguin dans ces vaisseaux. La contracture empêche le muscle de se ravitailler correctement. D’où son affaiblissement.

L'organe tendineux de Golgi

L’organe tendineux de Golgi est un corpuscule nerveux qui se situe à la jonction du corps musculaire et du tendon du muscle. Il est constitué de fibres de collagène associées à quelques fibres musculaires, le tout étant entouré de fibres nerveuses sensitives qui s’enroulent autour. 

Lorsque le muscle se contracte, il se produit un rapprochement des fibres de collagène qui comprime les terminaisons nerveuses qui les entourent. 

Cette compression provoque le message de l’organe de Golgi vers la moelle épinière et le cerveau.

Le cerveau

La douleur c’est dans la tête ! Qu’il est difficile d’admettre cette réalité ! 

Lorsque nous nous tapons avec un marteau sur un doigt, un message est envoyé par les terminaisons sensitives du doigt vers la moelle épinière. Cette dernière provoque d’abord un réflexe de retrait afin de mettre le doigt en sécurité. Puis elle analyse le message et si elle le trouve important, elle le transmet vers le cervelet et le cerveau. 

Dans notre cerveau, se produit alors un énorme brainstorming auquel participent plusieurs zones de notre cerveau, dont le noyau accumbens. 

Si le cerveau considère le message important, il décide de provoquer la douleur. Toutes ces transmissions sont de type électrique par des fibres nerveuses rapides. Voila pourquoi nous ressentons la douleur au moment même où le marteau atteint notre doigt. 

Néanmoins, il existe un tout petit décalage imperceptible entre les deux évènements. La douleur n’est pas une maladie ni un problème.

C’est même le contraire : elle est une protection. Dans le cas du marteau sur notre doigt, elle nous oblige à protéger notre doigt, voire à le soigner.

Il en est de même pour le mal de dos. Il y a trop de pression mécanique dans nos muscles et la douleur nous permet de moins solliciter la zone contracturée. Se ruer à ce moment-là sur les médicaments anti-inflammatoires et antalgiques, c’est comme si, en cas d’incendie, nous coupions l’alarme au lieu d’appeler les pompiers. C’est très bête ! 

C’est pourtant ce qui se produit tous les jours dans beaucoup de cabinets médicaux de la planète et c’est bien le problème de l’interventionnisme.