« Mieux vaut prévenir que guérir. »

Ce proverbe bien connu nous propose de ne pas attendre et faire l’autruche mais plutôt d’anticiper avant que les conséquences fâcheuses arrivent.

Facile à dire : nous savons tous que fumer, boire de l’alcool ou manger des sucreries n’a rien d’un « comportement santé », pourtant nous le faisons quand même.

S’agissant de douleur, elle est souvent vue comme une fatalité voire pire, comme la simple résultante d’un problème mécanique.

Dans cet article il s’agit de proposer les grandes lignes de la prévention du mal de dos et, comme vous allez le constater, c’est beaucoup plus profond qu’il y paraît.

Des causes multiples

Le mal de dos n’est pas une question de posture, ni de contracture, ni de raideur ou de manque de force.

Il n’est pas non plus une question de surpoids, de stress ou que sais-je.

Le mal de dos est un phénomène tellement complexe que bien peu de personnes sont d’accord à ce sujet.

Chaque auteur, chaque expert, parle en fonction de SON référentiel, pour nourrir son business.

Et si on prenait de la hauteur pour chercher une vision d’ensemble ?

 

Nous pouvons faire trois constats :

1/ Le mal de dos n’existe pas chez les nourrissons et les enfants en général.

2/ Le mal de dos n’existe pas dans les tribus reculées et les sociétés traditionnelles.

3/ Dans nos sociétés modernes occidentales fortement industrialisées, le mal de dos est plus que récurrent.

Donc nous pouvons supposer que quelque chose ne tourne pas rond dans nos théories.

La principale cause est que l’humain NE VIT PLUS pour le mode de vie pour lequel il a été programmé par la Nature.

J’entends par là un mode de vie basé sur le mouvement, la simplicité, la vie en nature, les grands espaces, l’exposition au chaud et au froid, le jeûne…

 

3 chocs forts caractérisent l’humain moderne :

1/ Il ingère des éléments toxiques que son corps est incapable de traiter et métaboliser, en les combinant (générant un effet cocktail dont on peine à connaître les effets) : quel effet pourrait donner un mix entre métaux lourds, ondes électromagnétiques, produits transformés, gluten moderne et produits laitiers, pesticides, pollution, excès de sucre… ? Peut-on imaginer que cela soit inoffensif ? 

2/ Il passe 8h par jour (minimum), devant son téléphone, son ordinateur, sa télé, la tête et la colonne vertébrale en flexion, et mobilise très peu son corps dans les schémas de mouvement pour lesquels il a été créé (ramper, 4 pattes, marcher, sauter, nager, se baisser, rouler…)

3/ Il accumule beaucoup de petits stress et inhibe ses émotions, collectionne les non-dits et les frustrations, vivant une vie qui n’est souvent pas en adéquation avec ses aspirations profondes.

 

Ces 3 chocs génèrent des zones de tension psychiques ET physiques (les deux ne faisant qu’un) qui se matérialisent bien évidemment dans le corps.

Le tissu graisseux s’en retrouve détérioré, les muscles s’en retrouvent crispés, créant des contractures, que les kinés vont s’évertuer à détendre.

Seulement, il ne suffit pas d’éteindre les arbres en feu pour arrêter l’incendie, il est nécessaire d’identifier et stopper la CAUSE de l’incendie. 

 

Le problème de l'interventionnisme

Malheureusement, la prévention est le parent pauvre de la santé.

Elle ne rapporte que peu d’argent comparé au curatif.

Dans le temps, les médecins chinois étaient payés pour toutes les séances de prévention qu’ils faisaient avec les gens.

Lorsque le patient tombait malade, le médecin n’était pas payé car alors il n’avait rempli sa mission.

Aujourd’hui cela nous paraîtrait impossible tant le paradigme a été inversé.

Nous vivons à l’ère de l’interventionnisme où la moindre douleur persistante amène tout de suite à l’anesthésie et au bistouri plutôt qu’au jeûne et au repos.

Pourquoi cela ?

L’avènement de la médecine moderne avec sa technologie, sa précision, son évolution considérable, a fait croire qu’elle était toute puissante et qu’elle avait réponse à tout.

Dans le même temps, le corps a été réduit à une machine dysfonctionnelle qu’il faudrait réparer.

Il semblerait que nous arrivons au bout de ce paradigme matérialiste.

Or, de plus en plus de chercheurs prouvent que le corps humain est un trésor absolument inégalable.

C’est par exemple le cas de Yoshinori Ohsumi qui a eu le prix Nobel de Médecine pour ses travaux sur l’autophagie, un phénomène qui a lieu dès qu’un individu se met en jeûne.

Pourtant, le jeûne est un outil évident dès qu’on est malade ou fatigué. 
TOUS les animaux jeûnent lorsqu’ils sont dans un état de déséquilibre… Tous sauf un : l’humain.

Lui décide qu’il « doit manger pour prendre des forces ».

Le mal de dos, au-delà de la mécanique

Il est fréquent de vivre des douleurs de dos alors qu’aucune lésion n’est visible, aucun traumatisme n’est présent sur le corps.

L’imagerie et même le médecin est mis en échec.

Le kiné ou l’ostéopathe persévérant trouvera peut-être un élément mécanique à « remettre en place ».

Mais beaucoup de personnes s’arrêteront là, afin de ne pas trop creuser.

Qui sait ce qu’ils pourraient trouver ?

Si vous êtes en train de me lire aujourd’hui, c’est peut-être que vous sentez qu’il y a autre chose que la seule mécanique du corps.

L’être humain n’est pas un corps sur pattes. Esprit et corps s’entremêlent pour ne former qu’un, comme les deux faces d’une même pièce.

Ainsi, comment croire que le psychisme ne puisse pas influencer le corps et réciproquement ?

Dans ses ouvrages, le Pr John Sarno parle du Syndrome de Tension Musculaire (STM), à l’origine de beaucoup de douleurs, tensions,…

Je cite : « Stanley Coen qui a suggéré l’idée maîtresse que le trouble psychosomatique que j’étudiais (un syndrome de tension musculaire ou STM) était une défense, une stratégie d’évitement visant à détourner l’attention d’émotions effrayantes refoulées. » Pr John Sarno

Effectivement, il est classique que le corps exprime ce que nous n’avons pas pu faire consciemment.

Cela peut se vérifier absolument tous les jours et il est complètement absurde qu’autant de gens soient en déni de ce constat.

Il ne s’agit pas de dire que tous nos maux viennent d’émotions refoulées même si ça y contribue à un point que beaucoup de gens n’imaginent pas, simplement de considérer AUSSI cette dimension.

Car le mal de dos est un symptôme, et comme tout symptôme, il ne s’agit pas d’entrer en guerre contre lui, mais plutôt de l’écouter.

Que dit ce symptôme ?

Le système est en déséquilibre.

Et cela se manifeste souvent concrètement dans le corps par la génération de zones de défense (contractures, tensions…) et par la détérioration du tissu graisseux.

A situation systémique, remède systémique.

Si la cause est un savant mélange de mécanique, d’émotionnel et de métabolique, alors nous pouvons jouer sur :

1/ Le mouvement

2/ Le mode de vie

3/ Le massage

Avec ce M3, le mal de dos devient un lointain souvenir.

Les 2 premiers piliers traitent la problématique de fond.
Seulement, le confort à court terme est aussi souhaitable.

Pour cela, nous utilisons le massage, mais pas seul. 
Il est en conjonction avec les 2 autres piliers.

 

 

1/ M comme Mouvement

La vie c’est le mouvement. La mort c’est l’immobilité.

En apprenant à bouger votre corps comme il a été conçu, vous stimulez toutes les articulations, les tissus et fascias…

Ca commence par des gestes aussi simple que marcher au lieu de prendre la voiture, de prendre les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur.

Le mouvement court et fréquent apporte beaucoup plus à tout niveau que le sport long et espacé.

C’est le niveau 1 (il faut bien commencer quelque part).

. Ne craignons pas le « faux mouvement » car il n’existe pas. Nous ne pouvons effectuer que les mouvements que nous permettent le jeu de nos articulations. Le « faux mouvement » correspond à la révélation de la présence des mauvaises graisses. Il est donc favorable même s’il est désagréable, car il nous pousse à trouver une solution et nous oblige à épargner la zone fragile. Nos raideurs ne sont pas articulaires. Ce sont nos muscles contracturés qui nous empêchent d’aller au bout de notre mouvement. Il nous est donc profitables d’étirer tous nos muscles avant l’exercice, de manière douce et progressive. Cet étirement ne prend toute sa valeur qu’après une bonne amélioration de la qualité de nos graisses. Tant que beaucoup de mauvaises graisses subsistent, l’étirement aggrave la contracture, voire provoque la douleur, puis la crampe. Tous les conseils d’activité physique sont destinés aux personnes en bonne santé, c’est à dire celles qui ont réussi à se libérer de leurs mauvaises graisses ou commencé à s’en débarasser de façon notable. Il est totalement illusoire de vouloir régler ses problèmes de santé par l’activité physique. Dans la plupart des cas, lorsque nous sommes porteurs de mauvaises graisses et que nous pratiquons un sport, nous rajoutons de la pression mécanique sur nos terminaisons nerveuses cutanées. Nous aggravons les problèmes. Lorsque nous avons beaucoup de mauvaises graisses, nous n’aimons pas bouger, nous devenons sédentaires car notre organisme nous fait payer cher nos efforts physiques. La sédentarité ne se choisit presque jamais, elle s’impose. En revanche, après quelques mois (ou quelques années pour les plus atteints) de bonne pratique alimentaire, notre organisme nous demande de bouger et l’activité redevient un plaisir. Le mouvement nous permet alors d’entretenir et de stimuler l’activité de nos fascias et la mobilisation de nos graisses, sources de bonne santé.

2/ M comme Mode de vie

Le mode de vie est vaste : il inclut tous nos comportements inadaptés

 

Une alimentation inadaptée.

Les vêtements sont souvent inadaptés car compriment le corps (les ceintures, bretelles de soutien-gorge et élastiques trop serrés font un barrage à l’activité de nos fascias et à la bonne circulation de nos graisses sous-cutanées). Observez si, en vous déshabillant le soir, vous voyez des sillons rouges au niveau des bretelles et élastiques.

Si c’est le cas, songez à serrer moins (et à dormir nu pour ne pas empêcher encore plus la circulation !

Les vêtements amènent également une surchauffe au niveau du périnée, une zone critique pour votre santé. D’où le bain dérivatif.

La méthode ancestrale : le bain dérivatif consiste, après avoir bien réchauffé notre organisme par un bon chauffage de la pièce, des pulls, des chaussettes épaisses, un bonnet, à pratiquer des douces frictions des deux plis inguinaux inférieurs (les deux sillons entre la face interne de nos cuisses et notre périnée) avec une éponge ou un gant plongé dans une eau fraîche. Pour être bien compris, la zone se situe entre le sexe et l’anus. Le bain dérivatif doit nous faire ressentir une douce fraîcheur agréable. La notion de plaisir est essentielle. Nous n’avons pas de résultats positifs si nous nous torturons avec une eau glacée. La durée du bain dérivatif est d’environ 10 minutes en entretien quotidien, de 20 ou 30 minutes lorsque nous souffrons de problèmes chroniques et plusieurs fois par jour en cas de symptômes importants (fièvre, céphalée, migraine ou toute douleur forte). La méthode moderne : la technique moderne consiste à utiliser une poche de gel que nous faisons refroidir plus d’une heure au congélateur. Quand elle est bien froide, nous l’enveloppons dans une ou plusieurs feuilles d’essuie-tout avant de l’appliquer pendant une heure, comme une couche, au fond de la culotte. Avec un pantalon un peu moulant, nous pouvons fort bien vaquer à nos occupations, y compris la marche à pieds ou le vélo. Les précautions sont les mêmes que pour un bain dérivatif traditionnel : nous devons avoir le corps positivement chaud et ne pas torturer notre organisme. Le bain dérivatif est un formidable stimulant de l’activité motrice de notre fascia. Il active en conséquence la circulation de nos cellules graisseuses dans notre corps et leur travail de nettoyage, de purification et de régénération de notre organisme par l’apport de cellules souches adultes. Son indication régulière se trouve donc justifiée dans presque toutes les maladies dégénératives. C’est une réaction physique élémentaire régie par les lois de la thermodynamique. En conséquence, il n’y a pas d’accoutumance et nous ne devons pas y croire pour que ça marche. Si les résultats sont nuls, c’est que la pratique n’est pas bonne. Il faut néanmoins savoir que dans certains cas, les résultats ne sont pas immédiats. Nous pouvons même parfois observer des aggravations en matière de prise de volume. C’est la conséquence de l’extériorisation des graisses profondes de notre organisme. C’est la preuve que le bain dérivatif est efficace et qu’il nous faut poursuivre. C’est le corps qui choisit le travail de nettoyage et de régénération à effectuer. Il a ses priorités qui ne sont pas toujours les nôtres. Soyons patients quelques semaines, nous ne le regretterons pas. Pour plus d’informations sur le bain dérivatif, faire la visite passionnante du site de France Guillain : http://www.bainsderivatifs.fr L’adresse du site où vous pourrez vous procurer des poches pour pratiquer le bain dérivatif : http://www.yokool.fr

3/ M comme Massage

Grâce au palper rouler manuel, une technique de massage aussi simple qu’efficace, nous fluidifions les graisses du corps, leur permettant de mieux circuler dans notre organisme et empêchant les pressions mécaniques de s’installer.

Il ne s’agit pas d’agir seulement avec le massage car cela ne donnera aucun résultat à long terme.